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Plugins Minecraft

Un plugin change les règles de votre serveur sans rien demander à vos joueurs. Voici lesquels poser en premier, et dans quel ordre.

Un plugin n'est pas un mod

Un plugin vit sur le serveur et nulle part ailleurs : vos joueurs se connectent avec un Minecraft ordinaire, sans rien installer de leur côté. Un mod, lui, doit être présent des deux côtés, sur le serveur et dans le jeu de chaque joueur, faute de quoi la connexion est refusée. En échange, un plugin réclame un moteur capable de le lire, Paper, Spigot, CraftBukkit ou Purpur, et ce choix se fait avant tout le reste, sur la page versions et modpacks.

Le catalogue disponible depuis le panel en compte 18.774. Vous les installez depuis le navigateur, sans passer par le FTP.

Ce nombre n'est pas un objectif. Un serveur qui tourne bien en utilise une poignée, chacun posé pour un besoin nommable. La suite de cette page range ces besoins dans l'ordre où ils se présentent vraiment, du premier jour au jour où le serveur se remplit.

Cinq besoins, dans cet ordre

N'installez pas par nom de plugin, installez par problème à résoudre. Tant que le besoin d'une étape n'est pas couvert, la suivante ne sert à rien : donner à tout le monde la téléportation sur un serveur que l'on peut encore saccager ne fait qu'accélérer les dégâts.

  1. Protéger les constructions

    Le premier réflexe, avant même d'ouvrir le serveur à des inconnus. Deux écoles : délimiter vous-même des zones et y interdire la casse, ce que permettent WorldGuard et son compagnon WorldEdit, ou laisser chaque joueur revendiquer son terrain à la pelle, comme le fait GriefPrevention. Prenez l'une des deux, jamais les deux.

  2. Gérer les droits

    Qui peut bannir, qui peut voler, qui peut se téléporter. LuckPerms range les joueurs en groupes et attribue les droits au groupe, pas à la personne. Le jour où vous nommez un modérateur, vous le changez de groupe et tout le reste suit, sans toucher à un fichier.

  3. Garder une trace des actions

    Un coffre vidé pendant la nuit, un mur démonté par quelqu'un qui jure que non. CoreProtect enregistre qui a posé ou cassé quoi, où et à quelle heure, et sait remettre en place. Sans ce journal, vous arbitrez sur parole et vous perdez des joueurs honnêtes.

  4. Aider les joueurs à se déplacer

    Retour au point de départ, domicile personnel, demande de téléportation vers un ami, lieux nommés pour la boutique ou la ferme. EssentialsX réunit ces commandes que les joueurs attendent et qui n'existent pas dans le jeu nu. C'est souvent le premier manque que signalent les nouveaux venus.

  5. Tenir la performance

    Chaque plugin prend du temps à chaque tick et de la mémoire. L'outil spark mesure où ce temps part et désigne le coupable par son nom, au lieu de vous laisser deviner. Chunky pré-génère le terrain aux heures creuses, pour que l'exploration cesse de fabriquer des chunks en direct. Si c'est la mémoire qui manque, la page combien de RAM vous dira avant d'acheter si le problème vient de là.

Ce qui casse un serveur

Un serveur qui rame est rarement la victime d'un seul plugin trop gourmand. Trois situations reviennent bien plus souvent, et toutes les trois viennent de la manière dont on a empilé le reste.

NOMBRE

Trop de plugins

Des tâches minuscules, relancées à chaque tick, finissent par peser plus lourd qu'une grosse. Un plugin installé pour une commande dont personne ne se sert coûte quand même à chaque seconde de jeu.

DOUBLON

Deux fois le même rôle

Deux plugins de protection, deux gestionnaires de droits : ils interceptent le même événement et le dernier arrivé décide. Le symptôme est reconnaissable, une règle s'applique une fois sur deux.

VERSION

Un plugin en retard

Chaque version de Minecraft déplace des morceaux de l'API. Un plugin écrit pour la précédente refuse de démarrer, ou pire, démarre et lâche en silence au premier joueur connecté.

La méthode qui évite tout cela

Un plugin à la fois. Vous l'installez depuis le panel, vous redémarrez, vous lisez la console : un plugin qui a mal chargé le dit, en toutes lettres. Vous jouez dix minutes, vous vérifiez que ce que vous attendiez fonctionne, puis vous passez au suivant. Installer cinq plugins d'un coup et constater ensuite que le serveur boucle, c'est cinq suspects et aucune preuve.

Tenez à jour la liste de ce que vous avez posé et pourquoi, avec la version du serveur sur laquelle cela tournait. Le jour où vous changerez de version, cette liste vous dira en une minute lesquels devront être remplacés, et lesquels ne vous manqueront pas.

A RETENIR

Un plugin s'enlève en un instant, mais ce qu'il a écrit dans votre monde reste. Déclenchez une sauvegarde avant d'en ajouter un, surtout s'il touche au terrain ou à l'inventaire des joueurs : c'est le seul retour en arrière qui fonctionne à coup sûr.

Un serveur d'abord, les plugins ensuite

L'essai dure dix jours, sans carte bancaire, sur le même matériel que les offres payantes. De quoi poser vos cinq premiers plugins et voir ce que cela donne.